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  christian.dachez@club-internet.fr

ANTI - SUITE

( Portraits ) Christian Dachez

Anti – suite, parce que je suis parti de cinq concepts, donc à contrario de ce qui devrait être une suite, avec l’obsession cependant de la « note » qui génère toute l’ œuvre et que s’efforce d’unifier le piano.

En second lieu, et si je glisse entre parenthèses le mot « portrait », il s’agit d’une suite d’hommages à cinq personnes à qui j’ai pensé en écrivant ces courtes pièces, et qu m’ont tous apporté par leur richesse personnelle et leur propre vision de leur art.

Ils m’ont tous aidés dans mon cheminement musical, directement pour mon père, indirectement pour les autres. Ils m’ont permis pour la plupart d’entre eux de me remettre en question, de part des études trop classiques à mon sens, et d’avancer dans des chemins plus libres et plus heureux.

- Ligeti, parce que l’écoute de son Requiem reste l’un des grands moments de ma vie. Il a été comme une réponse à mes interrogations.

Il est pour moi mon maître spirituel.

-Sans aucune hiérarchie dans ma classification, j’aime en Ohana cette limite qu’il s’impose toujours entre l’aspect classique de la forme et la texture très novatrice de son œuvre. J’aime en chacun d’eux la manière de penser le rythme.

-J’ai découvert la musique en écoutant mon père jouer des partitions de Bach qui reste fondamentalement ma référence. C’est lui, mon père, qui me mit sur la voie et, de ce fait, reste mon premier précepteur.

-Je devais cet hommage à Bach, à l’homme chez qui la musique se dirige et s’élève toujours vers le spirituel. Je ne connais pas d’œuvres plus positives que celles de J.S. Bach.

-Henri Dutilleux fait également partie de mes maîtres à penser. Il est cet homme méticuleux que je reconnais par le soin et la réflexion consignés dans chacune de ses œuvres. J’ai cette image de mon père traçant l’été, dans son atelier, les plans d’un escalier. Tout est pensé et tellement bien écrit.

Durée totale : 10’30 environ